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Culture
de Madagascar
Fêtes et jours fériés
| Date |
Nom
français |
Nom
local |
Remarques |
| 1er janvier |
Jour de l'an |
Taom-baovao |
Le premier jour de la nouvelle année est férié
à Madagascar. |
| Lundi suivant le dimanche de Pâques. |
Lundi de Pâques |
Alatsinain'ny Paska |
Pâques est le premier dimanche
qui suit la première pleine lune de printemps. |
| 29 mars |
Commémoration des martyrs de l'Insurrection de
1947 |
Martioran'ny tolona tamin'ny 1947 |
Commémoration des martyrs de l'Insurrection qui
a débuté le 27 mars 1947 et noyée
dans le sang par l'armée coloniale française
: 90 000 morts selon le commandant des troupes françaises
de l'époque (Général Garbay). |
| 1er mai |
Fête du Travail |
Fetin'ny asa |
Traditionnellement le jour de nombreuses
manifestations syndicales et politiques à Madagascar. |
| 25 mai |
Jour de l'Afrique |
Andron'i Afrika |
Anciennement Commémoration de la création
de l'Organisation de l'Unité Africaine (OUA) 25
mai 1963, qui est remplacée par l'Union Africaine
(UA) depuis le 9 juillet 2002. |
| Jeudi 40 jours après Pâques |
Ascension |
Andro niakarana |
Jésus ayant rassemblé ses fidèles
rejoint son père aux cieux. |
| Lundi suivant le septième dimanche après
Pâques |
Lundi de Pentecôte |
Alatsinain'ny Pentekosta |
Descente du Saint-Esprit parmi les apôtres. |
| 26 juin |
Fête nationale |
Fetim-pirenena |
Commémoration de la signature de l'acte d'Indépendance
de l'île, de la colonisation française, le
26 juin 1960. |
| 15 août |
Assomption |
Asompsiona |
Transport au ciel de la Vierge Marie. |
| 1er novembre |
Toussaint |
Fetin'ny olo-masina |
Fête de tous les saints. |
| 25 décembre |
Noël |
Noely |
Naissance de Jésus-Christ. |
Artisanat d'art
L'Artisanat à Madagascar est une activité importante
liée à l'héritage culturel du pays . De
leurs ancêtres venus d'Indonésie et d'Afrique,
les artisans malgaches ont hérité patience et
minutie, imagination et débrouillardise. Ils ont aussi
assimilé des apports exterieurs, notamment ceux de navigateurs
arabes venus du Yémen, et depuis le début du 19ème
siècle, les techniques européennes importées
par la London Missionnary Society et les congrégations
religieuses francophones. Le goût des artisans malgaches
est original, marqué par une vraie simplicité
: pas de dorure, peu de peinture, aucun tape-à-l'œil,
respect des matériaux naturels - dont la texture même
est toujours sensible dans leur créations. La Broderie
: Les brodeuses de Madagascar ont depuis longtemps déjà
une réputation internationale pour leur minutie et leur
sens de la couleur, héritées de la fabrication
des "lambas" pagnes de cérémonies et
suaires funéraires. On connaît souvent leurs nappes
ornées de "personnages malgaches" colorés
typique des hauts plateaux, mais elles sont aussi expertes en
broderie au petit point, au plumetis, au point d'oeillet, au
point de chaînette et de tige… en jours de Paris,
jours richelieu (notamment à Nosy-Bé). La production
se fait en général au domicile des brodeuses,
sans troubler leur vie familiale. La filière textile
est toutefois menacée par l'effondrement de l'activité
"habillement" à Madagascar minée par
la consurrence des importations chinoises. Des associations
comme Salohin'iarivo font la promotion d' un fonctionnement
en " cluster".
La
Marqueterie : Certainement l'autre point forts des
artisans malgaches. La qualité des essences de bois qu'ils
mettent en œuvre, palissandre, bois de rose, ébène,
bois de natte, leur permet d'assembler de véritables
tableaux dans des harmonies chaudes et naturelles. Cerains peuvent
y inclure de la nacre. A la différence du plaquage de
moins d'un millimétre, utilisé en ameublement
en Europe, ce sont des épaisseurs de 3 à 5 millimétres
qui sont appliquées par ces marqueteurs. Leur savoir
faire, ancestral pour les descendants de l'ethnie Zafimaniry,
mais enrichi depuis un siècle par des institutions religieuses
européennes, est considérable. La ville d’Ambositra,
dans un cirque de collines sur la RN7, est la patrie des marqueteurs
Des marqueteries sont produites avec une patience et une qualité
confondante, reprenant hélas trop souvent des thèmes
stéréotypés. Les artisans travaillent à
l'ancienne, à la scie à chevalet, dans leur atelier
personnel.
La
Rabane : Il s'agit des fibres du raphia, mot d'origine
malgache connu internationalement. Fibres découpées,
peignées, teintées, tissées… elle
donnent à la rabane la solidité du cuir et la
souplesse du tissu. Utilisée par de grands créateurs
comme Yves Saint Laurent et exportée jusqu'au Japon et
aux USA. Une déclinaison de la rabane, le jabo, est mélangée
de fils de soie et utilisée comme un tissu rare. Le tissage
est réalisé sur des métiers souvent placés
au cœur des maisons. Associée au sisal,ou au cuir
la rabane permet de faire des objets multiples. D'autres fibres
végétales sont travaillés, le sariha (
fibre de bananier), le vétyver ( importé pour
combatre l'érosion de sols) certaines ecorces comme le
hafotra...
La tabletterie : Le travail de la corne et
de la nacre appliqué aux bijoux, couverts, cornets à
dés, pions de jeux, plumiers, étuis à lunettes…
Les cornes immenses du zébu - animal emblématique
de Madagascar- offrent une matière très fine d’une
grande variété de couleurs allant du noir à
l’ambre clair. Sa mise en œuvre par les tabletiers
rappelle celle d‘une autre matière, issue d'une
espèce protégée par la convention de Washington,
l’écaille de tortue, encore utilisées mais
qu'elle doit remplacer totalement. La nacre se trouve en abondance
sur les côtes dans diverses espèces de coquillages
parfois de grande dimensions.
La Lapidairerie : le travail des pierres dures.
Du saphir au marbre, en passant par les arbres fosssilisés
l’île regorge de merveilles géologiques.
Les pierres semi-précieuses ( topaze, améthyste,
aigue marine, grenat et tourmaline) et les «pierres fines
» ou les tranches d’arbre fossile, les ammonites,
peuvent être intégrées ala joaillerie et
à certains objets.
La liste de l'artisanat d'art malgache ne peut être
pas close sans citer la bijouterie ( notamment le travail
de l'or en filigrane dans le nord et l'ouest, la fonte d’aluminium
qui après moulage et brossage se prête aux usages
du bronze en décoration ( ville d'Ambatolampy), l'épais
papier Antaimoro qui inclut dans la pulpe naturelle fleurs
et tiges disposées avec art, les tapis en mohait du
grand sud et enfin les maquettes de bateaux ( Antananarivo).
Parce qu'il apporte des ressources indispensables aux artisans
locaux, parce qu'il utilise des matières issues de
l'exploitation de ressources durables, l'artisanat Malgache
est un atout pour ce pays. 15% des exportations malgaches
sont représentées par l'artisanat pour un total
de 44 milliards d'ariary (16 millions d'euros) en 2005. Le
secteur est à 85% informel, selon l'Institut national
de la statistique. Aussi il est urgent de renouveler leurs
débouchés. L'artisanat malgache est peu mis
en avant par le commerce international de la décoration,
qui exige des centaines de pièces identiques. Seuls
1,5% des artisans exportent directement.
Source: Wikipedia |
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