Histoire madagascar

Warning: include() [function.include]: URL file-access is disabled in the server configuration in /home/diamada/www/histoire.php on line 23

Warning: include(http://www.diamada.com/header.php) [function.include]: failed to open stream: no suitable wrapper could be found in /home/diamada/www/histoire.php on line 23

Warning: include() [function.include]: Failed opening 'http://www.diamada.com/header.php' for inclusion (include_path='.:/usr/share/php5') in /home/diamada/www/histoire.php on line 23

Warning: include() [function.include]: URL file-access is disabled in the server configuration in /home/diamada/www/histoire.php on line 286

Warning: include(http://www.diamada.com/footer.php) [function.include]: failed to open stream: no suitable wrapper could be found in /home/diamada/www/histoire.php on line 286

Warning: include() [function.include]: Failed opening 'http://www.diamada.com/footer.php' for inclusion (include_path='.:/usr/share/php5') in /home/diamada/www/histoire.php on line 286
PRESENTATION
» Histoire
» Politique
» Géographie
» Provinces
» Economie
» Démographie
» Culture
» Faune et Flore
» Données statistiques
» Cartes de Madagascar

Histoire de Madagascar

On s'accorde à penser que la première occupation humaine à Madagascar remonte aux premiers siècles de notre ère. Ces pionniers sont originaires de l’Asie du Sud-Est, plus précisément de la partie centrale de l’actuelle Indonésie. Les premiers royaumes dont on peut établir l’histoire remontent aux environs du XIIe siècle, au centre de l’île. Les autres royaumes du littoral dont le souvenir s’est perpétué n’émergent qu’à partir du XVIIe siècle. On peut à cet égard énumérer les royaumes sakalava sur la côte ouest, ceux des betsimisaraka et des peuples du sud-est sur le littoral oriental, les royaumes betsileo au sud du pays merina, etc.

Jusqu'au XVIIIème siècle, des vagues successives d'immigrations atteignirent le pays, et se sont rapidement assimilées aux locaux. Arabes, Austronésiens, Indiens et Africains ont continué de s'ajouter à la formation de la population Malagasy.

Les premiers contacts européens eurent lieu avec l'arrivée des portugais en 1500. Le capitaine de la flotte en question était Diégo Dias. Sur les hautes terres, un royaume prend son essor au début du XVIe siècle. Celui-ci ne devait cependant connaître l'apogée que sous le règne d’Andrianampoinimerina qui mourut en 1810. Ce dernier entreprit d’unifier le centre du pays, tout en laissant par testament à son successeur le soin d'unifier le reste de l’île, à travers l’expression : ny riaka no valamparihiko, « la mer [sera] la limite de ma rizière ». Ce fut donc avec son fils Radama Ier (portrait ci-contre) que l’entreprise d’unification proprement dite de Madagascar débuta. Les premières régions extra merina à être assimilées furent le pays bezanozano à l’est et les pays betsileo au sud.

Après l’accord "britannico-malagasy" de 1817 puis en échange de sa coopération pour mettre fin au commerce des esclaves avec l’étranger (1819), Radama reçut par l’intermédiaire de l’île Maurice l’assistance du Royaume-Uni pour moderniser le royaume et l'armée. C’est ainsi qu’en quelques années à peine, avec le titre de Roi de Madagascar que les Britanniques lui avaient reconnu, il réussit à rallier les trois-quarts de l’île, correspondant aux régions les plus riches et les plus peuplées. Virtuellement, il avait donc en fait rassemblé Madagascar, même si c’était à titre de suzerain, se contentant de contrôler les relations extérieures et de percevoir des "tributs" des autres régions, demeurées autonomes dans la gestion de leurs affaires internes.

Après le décès de Radama en 1828, le trône échut à son épouse, la reine Ranavalona Ire qui entreprit d’étendre un peu plus et de consolider le royaume laissé par son époux. Devant les menaces françaises (attaques inopinées de Gourbeyre en 1829) et celles que la propagande des missionnaires faisaient planer sur la pérennité des valeurs socio-culturelles malagasy, la reine Ranavalona décida en 1835 d’expulser les missionaires Européens qui avaient refusé de cesser le prosélytisme.

Elle décida malgré tout de poursuivre le processus de modernisation du royaume. Avec James Cameron, reparti avec les missionnaires, le plus connu d’entre ces techniciens étrangers était Jean Laborde, établi à Antananarivo dès 1831 pour ensuite y séjourner durant plus de quarante ans, jusqu'à sa disparition en 1878.Il aura créé un pôle industriel à Mantasoa, sous les ordres de Ranavalona I . Celle-ci avait besoin d'armement, de faïencerie, d'élevage de vers à soie, etc. Après la disparition de Ranavalona I en 1861, son fils lu succéda sous le nom de Radama II. Celui-ci choisit une politique d'ouverture aux européens, il fut notamment critiqué pour avoir attribué d'immenses concessions territoriales à des aventuriers comme le Français Joseph Lambert. Son règne devint vite de plus en plus contesté et il disparut en 1863, selon certains assasiné sur ordre du Premier Ministre Rainivoninahitriniony, d'autres soutiennent la thèse fut contraint à un éxil secret dans une autre région du pays.

Son épouse qui devint alors reine sous le nom de Rasoherina. Par la même occasion, le Premier Ministre Hova (roturier), devint officiellement l'époux de la souveraine. Cette union était donc avant tout de nature politique, afin de symboliser le partage des pouvoirs entre la monarchie et la roture.

Sous Rasoherina, le royaume poursuivit sa modernisation, et il en sera de même avec les deux souveraines suivantes, Ranavalona II (1868-1883) qui se convertit au protestantisme et Ranavalona III (1883-1897).

À partir de 1864, la charge de Premier Ministre et Commandant en Chef de l'armée échut à Rainilaiarivony, le frère cadet de Rainivoninahitriniony. Celui-ci demeura à son poste jusqu'à l'invasion française en 1896. D'abord soumis au régime du protectorat français à la suite du traité du 1er octobre 1895, Madagascar fut ensuite unilatéralement déclaré colonie française le 6 août 1896, alors que la reine et le gouvernement local étaient encore en fonction. Par la suite, le 1er mars 1897, toujours unilatéralement, le général Galliéni abolit la monarchie malagasy, privant de tout droit politique ceux qui devinrent des « indigènes malgaches » jusqu'au début de 1946.

La résistance armée des Menalamba, commencée en novembre 1895, fut brisée par la force. La "pacification" de l'île ne s'acheva cependant dans les régions côtières qu'en 1904, après avoir fait environ 100 000 victimes sur une population totale d'environ 3 millions d'âmes.

Après un début difficile avec l'affaire de la VVS en 1915, le combat nationaliste ne se développa véritablement qu'à la fin des années 20. Celui-ci connut son apogée au lendemain de la Seconde Guerre mondiale sous la conduite du MDRM. Mais l'élan fut brisé en 1947 après la répression dans le sang de l'insurrection du 29 mars. Ici également, les victimes se chiffrent entre 80 000 et 100 000 tués (11 000 d'après les estimations officielles de l'époque).
Madagascar retrouve son indépendance le 26 juin 1960 sous la direction de Philibert Tsiranana, un ancien leader du PADESM.

Mais la Première République de Madagascar était encore très étroitement liée à la France par les Accords de coopération. Tsiranana, critiqué pour son soutien aux intérêts français, fait face à une contestation grandissante et se retire en 1972.

Après quelques années de troubles, Didier Ratsiraka devient président d'une Seconde République en 1975 et entreprend d'aligner sur la position du bloc pro-soviétique. Mais vers la fin des années 1980, il est contraint d'engager le pays sur la voie d'un libéralisme prudent, notamment économique.

En 1991, l'opposition à Ratsiraka s'amplifie. Des manifestations populaires dégénèrent en affrontement avec l'armée, faisant de nombreuses victimes. Après une brève période transitoire, une nouvelle constitution est adoptée et Albert Zafy, candidat de l'opposition, est élu à la présidence.

Paradoxalement, les élections présidentielles de 1996 (après l'empêchement de Zafy par l'Assemblée Nationale) voient la réelection de Ratsiraka. Madagascar connaît une période de stabilité économique jusqu'en 2001, où les résultats des élections sont contestés.

Le candidat d'opposition Ravalomanana Marc se proclame vainqueur et forma son propre gouvernement, installé dans la capitale Antananarivo, tandis que celui de Ratsiraka s'exila à Toamasina, ville du plus grand port du pays.

La situation ne se débloqua pas avant le départ en éxil de Ratsiraka en juillet 2002, laissant de facto le pouvoir à Ravalomanana (photo ci-contre). Contrairement à Ratsiraka, orienté surtout vers le bloc socialiste pendant la IIème République et presque exclusivement vers la France lors de la IIème République, Ravalomanana entreprend une politique d'ouverture commerciale et politique vers de nombreux pays du monde, notamment l'Allemagne, mais également les USA (premier pays à reconnaître sa victoire électorale), le Japon, le Maroc, la Chine, l'Afrique du Sud...

Mais l'efficacité de ses mesures se fait attendre et l'inflation a fait chuter le pouvoir d'achat des Malagasy de moitié depuis 2003. Son gouvernement est incapable mettre le pays à l'abri des soubresauts de l'économie mondiale.

Source: Wikipedia